Neimi et Gilliam

Rang C

Neimi : Gilliam… Gilliam ! Sieur Gilliam !

Gilliam : Pas si fort, Neimi ! Quelqu’un risquerait de vous entendre !

Neimi : Oups… désolée. Je voulais juste vous dire qu’il y a une éraflure sur le côté gauche de votre armure.

Gilliam : Bah, ce n’est rien. Mon armure est couverte d’éraflures. Celle-ci remonte à plusieurs années. Je défendais alors la frontière de Mulan. Et celle-ci, je l’ai reçue lors de mon premier combat en tant que chevalier. Chaque éraflure est associée à une histoire. Chacune est une marque de fierté.

Neimi : Oui, mais je m’inquiète à cause de l’éraflure au niveau de la glissière. Je peux réparer votre armure ! Ne bougez pas !

Gilliam : Neimi, ne vous éloignez pas ! Nous sommes engagés dans un rude combat ! Un seul faux pas pourrait ruiner notre stratégie… puisque vous risqueriez de créer une ouverture ! Vous mettriez votre vie et celle de tout le groupe en péril si vous faisiez une chose pareille !

Neimi : Oh ! Je ne voulais pas… Sniff…

Gilliam : Ne pleurez pas, Neimi. Economisez votre énergie pour le combat.

Neimi : Oui, monsieur ! Je… suis désolée.

Gilliam : Ecoutez. Ceci est mon armure. J’en prends toujours grand soin. Au lieu de vous soucier de l’armure des autres, gardez-vous à carreau. Vous avez compris ?

Neimi : Oui, vous avez raison. Je suis tellement… désolée de vous avoir… fait perdre votre temps.

Gilliam : J’apprécie… l’attention que vous me portez. S’il y a quoi que ce soit, venez me voir et je réglerai le problème.

Neimi : Je n’y manquerai pas ! Merci, sieur Gilliam !


Rang B

Gilliam : Neimi. Vous semblez vous être vite adaptée aux rigueurs du combat. Contre toute attente, je remarque que vous êtes très douée à l’arc.

Neimi : Oh… je suis heureuse de vous entendre dire ça ! J’étais triste à cause de notre dernière discussion. Je ne savais plus quoi faire. J’ai donc décidé de me concentrer sur le tir à l’arc.

Gilliam : C’était une sage décision, Neimi. Vous vous êtes entraînée seule ? Je n’ai jamais pu maîtriser les techniques du tir à l’arc. Je suis navré, mais je ne peux pas vous assister dans votre entraînement.

Neimi : Non, non… Merci, mais je me suis longuement penchée sur la question. Je dois d’abord affûter ma vue afin de repérer la cible plus facilement.

Gilliam : Affûter votre vue ? Une bonne vue est essentielle pour devenir un grand archer, mais… Comment peut-on améliorer sa vue ? Je ne comprends pas.

Neimi : Mon grand-père m’a appris à regarder au loin et à me concentrer. C’est de lui que je tiens tout ce que je sais sur le tir à l’arc. Mon grand-père était si… C’était un excellent archer. Un jour, un serpent a attaqué un nid d’oiseaux sur un arbre, au sommet d’une montagne. Il a visé le serpent puis il l’a abattu.

Gilliam : Incroyable ! Il a réussi à toucher le serpent de là où il était ? Votre grand-père devait être un grand archer.

Neimi : Oui, en effet. C’est pourquoi je regarde toujours loin devant moi. Grâce à mon entraînement, ma vue s’est nettement améliorée. Vous voyez cet arbre, là-bas ? Je peux voir les insectes qui rampent sur ses feuilles.

Gilliam : Je serais vraiment impressionné si vous parveniez à tuer chacun de ces insectes de là où vous êtes.

Neimi : Mais… ce serait cruel !

Gilliam : Tuer ces insectes serait futile. C’est de l’ennemi dont vous devez nous débarrasser. En utilisant vos yeux de lynx et les aptitudes que votre grand-père vous a transmises.

Neimi : Ne vous en faites pas ! Vous pouvez compter sur moi !


Rang A

Gilliam : Neimi, je voudrais bien en savoir plus sur votre entraînement de développement de la vue.

Neimi : Ah, quand je m’exerce à regarder au loin et que je me concentre ?

Gilliam : Oui. Je me suis moi-même essayé à ce petit exercice, mais j’ai rencontré quelques difficultés.

Neimi : Des difficultés ? De quel genre ?

Gilliam : Quand je m’entraîne, les gens cherchent à m’éviter. Et ce n’est pas tout. Je fais même fuir les animaux.

Neimi : Et vous regardez au loin… c’est tout ?

Gilliam : Oui. Je reste là, immobile, fixant le paysage lointain.

Neimi : Peut-être… que vous leur faites peur… Les gens avaient la même réaction avec moi. Ils disaient que je les effrayais ou ils croyaient que j’étais en colère contre eux.

Gilliam : Je leur… fait peur ? Hum… D’un simple regard, je peux désormais intimider mes ennemis au combat. Pas étonnant que tout le monde s’enfuie quand je fixe le paysage lointain de mes yeux perçants. Je peux presque le prendre comme une reconnaissance de mon talent de chevalier !

Neimi : J’ai une idée ! Si vous souriez, peut-être que vous leur feriez moins peur.

Gilliam : Euh… comme ça ?

Neimi :

Gilliam : Je suis encore plus effrayant, hein ?

Neimi : Euh… c’est sûrement parce que vous croisez les bras. Et si… vous teniez un bouquet de fleurs ? Ça pourrait marcher.

Gilliam : Vous voulez que je regarde au loin… tout sourire… et avec un bouquet dans les mains ?

Neimi : Je crois que ça fera un joli tableau…

Gilliam : Vous êtes trop gentille, Neimi. Votre vue affûtée est un don que votre entraînement va améliorer. Moi, je sais que je ne pourrai jamais en faire autant que vous. C’est un cadeau qui ne vous a été offert qu’à vous. J’ai confiance en vos yeux de lynx et en votre main assurée.

Neimi : Merci, Gilliam ! Je ne vous décevrai pas !


Posté par VladDeGoldenSun à 17:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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