Artur et Neimi

Rang C

Neimi : Oh… frère Artur…

Artur : Oui ? Vous êtes…

Neimi : Je suis… Neimi.

Artur : Ah, Neimi. Je suis navré que nos présentations soient si tardives. Et s’il vous plaît, appelez-moi Artur. "Frère" est trop formel.

Neimi : Oh… D’accord, Artur.

Artur : Très bien. Ah !

Neimi : Qu’y a-t-il ? Qu’avez-vous ?

Artur : Oh, rien. Désolé. Mais… ce miroir à main qui est pendu à votre taille…

Neimi : Oh, ça ? C’est un souvenir de ma mère. On me l’a volé une fois, voilà pourquoi je porte cette lanière en cuir. Je peux accrocher mon miroir à cette ceinture et le transporter toujours avec moi.

Artur : C’est… Excusez-moi, mais puis-je le contempler quelques instants ? (il s’avance) Hum… Oui, c’est intéressant. Ce miroir est relativement précieux. C’est un présent destiné uniquement aux clercs de haut rang. Il n’en existe que peu d’exemplaires. J’en déduis que votre mère…

Neimi : Oui, elle était clerc. J’étais très jeune quand elle est tombée malade…

Artur : N’ajoutez rien. Je comprends. Quand je vois sa fille et le miroir qu’elle lui a laissé, j’ai la preuve que votre mère était quelqu’un de bien, qu’elle était bienveillante, loyale et généreuse. Et vous êtes le résultat de ses soins, vous êtes remplie de la même lumière.

Neimi : Merci. C’est réconfortant de vous entendre dire cela.

Artur : Je suis enchanté de vous avoir rencontrée. Gardons contact.

Neimi : Oui, Artur ! A bientôt.


Rang B

Artur : Neimi, c’est un honneur de pouvoir vous parler de nouveau et dans de si brefs délais !

Neimi : Oh ! Artur ! Oui, je suis contente de vous voir.

Artur : Cet arc est imposant. Suis-je censé comprendre que vous êtes archer ? Les autres semblent beaucoup admirer vos aptitudes.

Neimi : Merci. Et je vous ai vu utiliser votre magie. C’était saisissant !

Artur : Bah, je ne suis qu’un débutant. Oh ! Neimi, j’ai remarqué que vous aviez rangé votre miroir ailleurs, non ?

Neimi : Hein ? Quoi ?! Non… je ne pense pas…

Artur : Comment ? Que voulez-vous dire ?

Neimi : Oh, non ! Je l’ai perdu ! Que vais-je faire ?

Artur : Perdu ?! Comment serait-ce arrivé ? Ce miroir est un artefact très précieux, et aussi un important souvenir !

Neimi : La lanière en cuir… Elle est déchirée… Ohhhh… sniff… Ouin !

Artur : Oh, non… (il s’avance) Je vous en prie, ne pleurez pas. Ne vous en faites pas. Nous allons le chercher ensemble.

Neimi : Sniff…

Artur : Auriez-vous une idée de l’endroit où il peut être ?

Neimi : Je crois que je… sniff… je l’avais encore sur moi au début du combat. Il était accroché juste là… à ma ceinture… sniff…

Artur : Il doit donc être tombé par ici, n’est-ce pas ? Je vais ratisser cette zone. Vous, allez chercher là-bas.

Neimi : Oui… d’accord…

(ils disparaissent de l’écran)

Artur :

Neimi :

(ils réapparaissent)

Artur : Je n’ai rien trouvé. Avez-vous eu plus de chance ?

Neimi : Sniff… sniff… Je ne l’ai pas… retrouvé…

Artur : Ne vous inquiétez pas. Il doit être par ici. Nous devons continuer les recherches. Je vais aussi interroger les autres.

Neimi : Très bien. Je vais regarder par là-bas… (elle part)

Artur : Oh, Neimi… Pfiouh… Comment vais-je pouvoir le retrouver au milieu d’un champ de bataille ? Je suppose que je dois garder la foi. Oui, c’est ce qu’il me reste à faire. C’est la foi qui va me mener au miroir de votre mère.


Rang A

Artur : Neimi !

Neimi : Artur…

Artur : Regardez, je l’ai retrouvé ! Le voilà…

Neimi : Oh…

Artur : J’ai interrogé tout le groupe depuis notre dernière discussion. Le maître de notre convoi m’a dit avoir trouvé un miroir par terre. Quand j’ai demandé à le voir, imaginez quelle fut ma joie en constatant qu’il s’agissait du vôtre !

Neimi : Sniff… je suis si… contente !

Artur : … Vous savez, en cherchant votre miroir, je me suis rappelé une chose… J’ai eu une expérience similaire dans ma jeunesse. C’est d’ailleurs cet événement qui m’a poussé à entrer au monastère.

Neimi : Qu’est-il arrivé ?

Artur : Un jour, alors que je n’étais qu’un petit garçon, je pleurais parce que j’avais perdu un jouet. Je vivais près d’un monastère, et l’un des moines m’avait aperçu seul dans mon coin, en larmes. Il passa toute la journée à essayer de savoir pourquoi j’étais si triste et à me consoler. C’était si trivial, ce jouet n’était qu’une babiole, mais pour moi, il était précieux. J’ai plus tard appris qu’un de mes amis l’avait pris sans rien dire, mais… J’étais très heureux que quelqu’un se soit montré aussi compréhensif. Pour les autres, je n’étais qu’un enfant gâté, qui pleurait à cause d’un jouet. Cependant, pour ce moine, j’étais une âme triste et perdue. Je pleurais car J’étais dans le besoin. Il était si gentil et il a passé des heures à essayer de sécher mes larmes. J’admirais son attitude, même à l’époque. Puis j’ai pris conscience que je pouvais honorer son geste en devenant moine.

Neimi : C’est donc… pour ça…

Artur : Oui, c’est pour ça. Oh ! Votre miroir ! (il s’avance) Voilà.

Neimi : Oh… (elle s’avance) … Je suis… très heureuse…

Artur : Ah. Je le savais.

Neimi : Pardon ?

Artur : Votre sourire est radieux. Ça change de vos pleurs. Je suis sûr que les cieux désiraient voir ce sourire. Ils ont donc tout fait pour m’aider à retrouver le miroir.

Neimi : Merci, Artur… Je vous en sais gré.

Artur : Non, Neimi. C’est vous qui avez toute ma gratitude. Vous parler apaise mon âme. J’ai l’impression… que certains membres du groupe se moquent de moi.

Neimi : Oh, c’est sûrement parce que vous avez le cœur pur et probe. Quelqu’un que je connais me taquine de temps à autre. En fait, il me taquine tout le temps.

Artur : Je vois… et j’en suis désolé.

Neimi : Il n’est pas méchant pour autant. Il peut être très gentil, mais… Vous êtes vous aussi très gentil, Artur.

Artur : Merci. Vous savez, les gens que vous côtoyez vous renvoient une image, un peu comme un miroir. Les personnes colériques attisent l’agressivité chez les autres, tout comme les gens maussades et désespérés répandent le chagrin autour d’eux. Savez-vous pourquoi tout le monde est si aimable avec vous, Neimi ? C’est parce que vous êtes vous-même quelqu’un de très gentil.

Neimi : Oh, Artur… c’est si gentil… Je veux dire… euh… merci.

Artur : Je vous en conjure, Neimi, gardez toujours votre gentillesse.

Neimi : Je vous le promets…


Posté par VladDeGoldenSun à 17:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    peut être

    g une otre question: artur va vraiment devenir danseur? et pour ma part je pense qu'il serait mieux avec lute, elle est très dérangé mais ils sont tous les deux dans le domaine de la agie alors ils vont bien ensemble.

    Posté par timeFE, 10 avril 2009 à 16:48
  • et eux, il se mari ?

    parce ke j'ai jamais fini leur soutien, donc j'aimerai savoir

    Posté par lucile, 06 février 2007 à 18:24

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