Amelia et Duessel

Rang C

Amelia : Général Duessel !

Duessel : Ah, c’est vous, Amelia.

Amelia : Oui ! Oh, vous n’êtes pas blessé, n’est-ce pas, général Duessel ? Nous nous battons tous si dur, mais vous semblez ne pas être fatigué du tout. Vous êtes un homme impressionnant.

Duessel :

Amelia : Qu’y a-t-il, général Duessel ? Quelque chose ne va pas ?

Duessel : Oh, euh, désolé. Votre… Dès le premier regard que j’ai posé sur vous, votre visage… J’étais sûr de l’avoir vu avant.

Amelia : Vraiment ? Vous voulez dire, avant que je rejoigne l’armée de Grado ?

Duessel : Tout à fait, mais je ne me rappelle pas où je l’ai vu… La vieillesse a ses défauts.

Amelia : Ne dites pas de bêtises ! Vous êtes encore si jeune, général Duessel !

Duessel : Eh bien, vous avez maintenant mon attention ! Pourquoi êtes-vous venue voir ce vieux soldat ?

Amelia : Même parmi les jeunes chevaliers, vous n’avez pas d’égal. Et, euh…

Duessel : Ah ah ! Je ne suis pas si vieux que ça ! Ne gaspillez pas votre salive pour flatter mon ego.

Amelia : Ah… euh… Je suis désolée.

Duessel : Non. Ne vous excusez pas. En fait, j’apprécie votre compagnie. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul dans cette armée à ne penser que du bien de vous. Le combat est féroce, Amelia. Faites très attention à vous ! Je tâcherai de vous protéger aussi longtemps que vous resterez près de moi. Si vous avez besoin de moi, je serai là en un éclair. Battez-vous sans vous inquiéter.

Amelia : Oui, général ! Merci beaucoup. Me battre à vos côtés, général Duessel, est un grand honneur. Bien, je dois y aller.

Duessel : Ah bientôt ! (elle part) … Mais… je ne sais plus où…


Rang B

Duessel : Amelia.

Amelia : Général Duessel.

Duessel : On dirait que désormais, vous maniez la lance avec aisance.

Amelia : Oui, général ! Merci.

Duessel : Vous avez bien fait de choisir cette arme. Elle vous sied à merveille. La lance augmente votre portée d’attaque et vous permet de frapper plus fort. Même une épée ne vous aurait pas offert autant de puissance. Chaque arme a des caractéristiques uniques. Vous savez que certaines armes sont plus puissantes que d’autres ?

Amelia : Vous voulez parler du Triangle des armes ?

Duessel : Tout à fait. Et apparemment, votre niveau de maîtrise de la lance est excellent. Si vous persévérez dans vos efforts, vous améliorerez votre force et votre précision.

Amelia : Vraiment ? Ah, je suis heureuse.

Duessel : Hum, pour commencer, la lance est une arme relativement complexe… Mais les attaques se composent de trois mouvements extrêmement simples. Pied droit, pied gauche et lancer.

Amelia : Pied droit, pied gauche et lancer… Je vous suis.

Duessel : Excellent ! Mais écoutez, Amelia.

Amelia : Oui ?

Duessel : Parce qu’ils sont simples, il est facile de les apprendre mais très difficile de les perfectionner. Il n’existe pas de techniques plus puissantes et plus pures. Entraînez-vous à parfaire chaque geste. Et souvenez-vous que la lance est une arme aussi redoutable que subtile.

Amelia : Oui, général !

Duessel : Il va sans dire que les autres armes ont elles aussi leurs points forts. Les épées sont des armes simples à utiliser et très pratiques, tandis que les haches possèdent une force dévastatrice. Il faut apprendre à manier chaque type d’arme. Si vous maîtrisez tous les types, vous deviendrez invincible. A condition, bien sûr, que vous dépassiez vos propres affinités naturelles. Pour commencer, vous devez vous cantonner à essayer de maîtriser un type d’arme. Vous pourrez ensuite changer d’arme au fur et à mesure, jusqu’à toutes les maîtriser. C’est ainsi que j’ai procédé moi-même. C’est ce qu’on appelle la "multicompétence". J’aimerais vous en dire plus sur les différents types d’arme, mais cette leçon devra attendre.

Amelia : Waouh… Général Duessel, vous en connaissez un rayon sur les armes, n’est-ce pas ? Je ne m’étais même pas rendu compte de mes progrès. J’y vais !

Duessel : Qu’y a-t-il ? Où allez-vous ?

Amelia : Je veux appliquer les conseils que vous venez de me donner. Les bases… pied droit, pied gauche, lancer. C’est bien ça ?

Duessel : Hum, c’est exact. Cependant… J’apprécie votre enthousiasme, mais il n’y a pas le feu au lac !

Amelia : Pour être honnête avec vous… Il y a quelqu’un, un chevalier de Renais, contre lequel je ne veux pas perdre.

Duessel : Ah.

Amelia : Il ne s’agit pas d’un duel ou d’un règlement de comptes. C’est juste que nous suivons de près les progrès de chacun et… Bref, c’est juste entre nous.

Duessel : Je vois. Je pense que c’est une bonne source de motivation. Allez-y.

Amelia : Oui, général ! Oh… je crois que je vais m’entraîner, euh, là-bas. Si vous me regardez, ça va me déconcentrer. Je préfère m’exercer toute seule. Je reviendrai plus tard pour vous faire une petite démonstration.

Duessel : Entendu.

Amelia : Génial ! A tout à l’heure ! (elle part)

Duessel : Ah ah ah… que d’énergie ! Je me sens tout rajeuni quand elle est près de moi. Ce n’est qu’une enfant, mais un jour, elle deviendra une femme belle et gracieuse. Oh, ce visage… où l’ai-je… … !!! Un instant… serait-ce possible ? Oui ! Je m’en souviens ! J’en suis sûr à présent ! Amelia ! Amelia ! Où peut-elle bien être ?!


Rang A

Duessel : Amelia ! Ah, vous voilà !

Amelia : Oh, général Duessel.

Duessel : Je vous cherchais et je vous ai enfin retrouvée.

Amelia : Que se passe-t-il ? C’est la première fois que je vous vois aussi agité !

Duessel : Je dois vous demander quelque chose. Non, j’aimerais vous dire quelque chose.

Amelia : Euh, très bien. Je vous écoute.

Duessel : Je me souviens. Je vous ai dit que votre visage m’était familier, n’est-ce pas ?

Amelia : Euh, oui.

Duessel : Ça y est, je me souviens.

Amelia : Oh, vraiment ? Ne me faites pas attendre, dites-moi tout.

Duessel : … Amelia. Comment s’appelle votre mère ?

Amelia : !!! … Maman…

Duessel :

Amelia : Ma mère s’appelle… Melina.

Duessel : Et que lui est-il arrivé ?

Amelia : Des bandits l’ont enlevée alors que je n’étais qu’une enfant. J’avais déjà perdu mon père et j’étais totalement… sniff… Je suis désolée… … Je suis seule au monde… …

Duessel : … J’avais raison ! Vous pouvez être rassurée, Amelia. Votre mère est vivante. Elle va bien.

Amelia : Comment ?!

Duessel : Ça remonte à quelques années. Je dirigeais une patrouille non loin de la frontière de Grado. Nous avions surpris un groupe de bandits. Nous nous sommes battus. Après nous être débarrassés d’eux, nous avons sauvé une pauvre femme qu’ils retenaient prisonnière. Nous avions compris qu’elle avait été kidnappée dans un village, mais elle était en état de choc. En fait, à cause du traumatisme qu’elle avait subi, elle était devenue amnésique. Elle avait tout oublié. Son corps était très affaibli. Elle pouvait à peine parler. Elle nous a fait tellement pitié que nous l’avons emmenée dans un village paisible que nous connaissions bien. Là-bas, nous lui avons offert un logis pour lui permettre de reprendre des forces et de vivre en paix. Après quelques années, elle était complètement rétablie. Petit à petit, elle s’est rappelé les souvenirs perdus de son passé. Ce n’est que récemment qu’elle s’est souvenue de sa fille. J’ai pris quelques jours de congés pour aller visiter son village natal. Mais les habitants m’ont dit que sa fille avait quitté le village quelque temps auparavant. Personne ne savait où elle était allée. J’avais perdu tout espoir de la retrouver. Et voilà que je la rencontre au moment où je m’y attendais le moins…

Amelia : (elle s’avance) C’est impossible ! Cette femme… Comment s’appelle-t-elle ?

Duessel : Elle s’appelle Melina. Amelia, c’est votre mère.

Amelia : Comment ?! Vous… en êtes sûr ?

Duessel : Absolument certain. La ressemblance est frappante. Il n’y a pas de doute possible. N’est-ce pas merveilleux, Amelia ?

Amelia : Ma… mère… Sniff… Merci ! Merci…

Duessel : Mm…

Amelia : Sniff… ouinh… Ouinh… ouiiiinnnnh !!!

Duessel : Amelia…

Amelia : Je vous… remercie… Sniff… je vous… remercie… Sniff…

Duessel : Je, euh, suis heureux pour vous, Amelia… Sniff… Oh, non. Ces conduits lacrymaux ont dû se desserrer avec l’âge… Sniff… sniff…


Posté par VladDeGoldenSun à 17:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire